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26e Rendez-vous de la Mondialisation : Banques et stabilité financière dans la mondialisation

26e Rendez-vous de la Mondialisation : Banques et stabilité financière dans la mondialisation

27/06/12

La crise financière mondiale, qui a débuté aux États-Unis en 2007 a révélé des failles dans les systèmes bancaires américains et européens. Dans un premier temps les États sont intervenus pour contenir la crise, puis des réformes structurelles se sont progressivement imposées, notamment sous l’égide du G20. Pour que cessent les turbulences ayant perduré en 2011, comme en 2012 sur fond de crise de la zone euro, la solidité des établissements bancaires passe notamment par un renforcement de leurs fonds propres. Les vives discussions de ce printemps, entre banquiers et régulateurs, entre Européens et Américains, et entre Européens eux mêmes autour du périmètre des nouvelles règles prudentielles dites de « Bâle III » ont montré la difficulté, sans compter la très haute technicité, de l’exercice. Une plus grande stabilité financière est attendue, avec l’amélioration de ces fonds auxquels doivent s’ajouter des ratios de liquidité et un plafonnement de l’effet de levier.

26e Rendez-vous de la Mondialisation :
Banques et stabilité financière dans la mondialisation

Mercredi 27 juin 2012 de 17 heures à 19 heures 30

Sciences Po - Amphithéâtre Jacques Chapsal
27, rue Saint-Guillaume - 75007 Paris

Au-delà, c’est la question même du modèle le plus adéquat qui est en question. Des « mégabanques » sont apparues au fil de la dérèglementation des activités bancaires engagée dans les années 1980. Les privatisations, le processus de désintermédiation et de globalisation financière ainsi que la mise en place de l’euro ont renforcé cette tendance. La taille de ces établissements, qui devait selon leurs partisans renforcer la solidité et la stabilité financière, est désormais l’objet de critiques ainsi que leur propension à s’engager dans des activités plus risquées et plus volatiles. Pour éloigner tout risque inconsidéré, la scission entre activités de détail et d’investissement, soit la fin de la banque universelle, est-elle le seul garde-fou ? S’achemine-t-on vers une combinaison entre des banques de détail restant nationales et des banques d’investissement de dimension européenne, voire mondiale ?

Les regards se tournent également vers les Banques centrales. La People Bank of China comme les six banques centrales des principales économies développées (États-Unis, Europe, Japon, Canada, Suisse, Angleterre) sont intervenues en 2011 pour contenir la crise économique et financière dépassant désormais le seul cadre de la zone euro. La Banque centrale européenne (BCE) s’est distinguée en distribuant plus de 1000 milliards d’euros de prêts en trois mois aux institutions financières avec pour contrepartie une gamme d’actifs plus large. Ces mesures exceptionnelles alimentent le débat autour de la mission de la BCE. Devrait-elle devenir prêteur de dernier ressort et se fixer en plus de son objectif de stabilité des prix un objectif de croissance à l’instar de la réserve fédérale ?

Au final, c’est tout le maintien d’un flux de crédit suffisant vers l’économie réelle qui est en question. En France, le financement des PME et des entreprises de taille intermédiaire représente un enjeu fondamental. Dès lors, quelles seront les modalités de financement de long terme, au vu notamment de l’expansion du « shadow banking » ? Quel sera en parallèle le chemin parcouru par les régulateurs ?


PROGRAMME

  • Ouverture par Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d’analyse stratégique

Avec, par ordre d’intervention :

  • Laurent Clerc, directeur de la stabilité financière à la Banque de France
    « Les banques et la stabilité financière : l’enjeu de Bâle III » - Présentation
  • Philippe Dessertine, directeur de l'Institut de Haute Finance à l'Institut français de gestion (IFG), professeur à l'université Bordeaux-IV
    « Quel business model pour les banques ? »
  • Dominique Plihon, professeur d’économie à l’Université Paris-XIII-Nord
    « Les banques centrales, nouveaux deus ex machina ? » - Présentation
  • Jean Peyrelevade, président de la banque d’affaires Leonardo France et ancien président du Crédit Lyonnais
    « Quel financement à long terme pour demain ? »
  • Rendez-vous présidé par : Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne et conseillère scientifique au Conseil d’analyse économique (CAE)

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Centre d’analyse stratégique